dimanche 18 mars 2018

L'atelier gravure a repris du service


Comme chaque année, François Drapier, le graveur est venu partager sa passion.
Comme chaque année, nous avons déménagé son matériel, sa presse qui fait une tonne et tout le nécessaire pour transformer la salle 221 en un petit atelier.



Les élèves étaient au rendez-vous (pas tous mais tant pis)...Le sujet de cette année, "portrait ouvrier" mobilisé pas mal d'interrogations. Quels sont les attributs de l'ouvrier, à quoi pourrait-on le reconnaître, quel est l'archétype de cette figure si présente avant et si absente désormais dans notre vallée de l'Orne ?











samedi 17 mars 2018

Les Hideux à Nancy

Jeudi 15 mars, les élèves d'hida de 2nde et de 1ère se sont rendus à Nancy pour une visite des beaux musées de la ville.
Le matin nous avons découvert la merveilleuse collection d'Art Nouveau du musée de l'Ecole de Nancy. Nous avons retenu le rôle central d'Emile Gallé et ses engagements politiques (patriote mais surtout dreyfusard).


L'après-midi ce fut au tour du Musée des Beaux-Arts de nous accueillir, à l'ombre de la statue de Stanislas. La visite avait pour thème, le portrait à travers les âges....





En sortant du musée, nous avons fait le point sur la personnalité de Stanislas, cette magnifique place et cette statue imposante en son centre que nous avons comparée à l'oeuvre de Jeff Aérosol ....Une journée réussie, en quelque sorte.



                                                                                                                      Jean-Christophe Diedrich




mercredi 28 février 2018

Ferdinand Hodler, l'oublié

La Suisse célèbre cette année le centenaire de la disparition d'un de ses grands peintres symbolistes, Ferdinand Hodler (1853-1918). 


Sa grande toile (116x299cm), la nuit (1891) est sans aucun doute la plus célèbre de ses oeuvres. Elle est également celle qui consacre l'artiste et lui assure sa renommée internationale. Hodler se représente nu, allongé, au centre, attaqué par un spectre noir, la mort. Autour, on le retrouve à nouveau endormi auprès de femmes. Les couleurs atones et le rythme des formes donnent une impression minérale assez glaciale. L'ordonnancement de ces formes est marqué par une certaine symétrie mais plus encore un parallèlisme (principe de composition formelle mais également philosophique, la nature aurait un ordre, une harmonie).
Le tableau fait scandale car l'artiste se représente en compagnie de sa femme et de sa maîtresse. Mais il permet au jeune peintre de côtoyer, l'un des chefs de file du symbolisme, Puvis de Chavannes.


Qui est Hodler ?
Né en 1853 à Berne, issu d'une famille modeste, Ferdinand est orphelin à 14 ans. Sa formation est d'abord artisanale. Il arrive en 1871 à Genèves et devient l'élève de Barthélémy Menn, ami de Corot. Ses premières oeuvres sont marquées par l'influence des peintres réalistes (dont Courbet), on retrouve des portraits, des scènes de la vie quotidienne. La critique dénonce en lui (comme pour les autres peintres réalistes), le peintre de la laideur.
Sa peinture va alors évoluer au milieu des années 1880. Il fréquente les premiers cercles symbolistes de Genève, lit Mallarmé et Verlaine. C'est alors qu'il adopte l'un des thèmes de prédilection des symbolistes, la mort. Son père et ses cinq frères emportés par la tuberculose ont sans doute marqué l'artiste. La mort devient récurrente dans son oeuvre, le vieux charpentier fabriquant un cercueil, des vieux hommes assis, les fatigués, de vieux hommes dans des linceuls résignés à leur condition de simple mortel dans Eurythmie.

                                     Eurythmie (1895)

Hodler devient un peintre reconnu surtout en Europe centrale. Les commandes se multiplient, on lui propose de décorer la façade de l'exposition nationale suisse de 1896, l'université de Iéna ou encore l'Hôtel de ville de Hanovre. En 1904, il est l'invité d'honneur des peintres de la Sécession de Vienne (patrie de Klimt). Son succès dans des œuvres monumentales ne l'empêche pas de poursuivre son travail de portraitiste (influencé par l'expressionnisme) et de paysagiste.
Ces derniers représentent le plus souvent sa Suisse natale, les montagnes (dans une symétrie...qui flirte parfois avec l'abstraction). Quant aux arbres et aux paysages, ils sont teintés d'un japonisme encore à la mode à cette époque (par ex : la pointe d'Andey).




















Cerisier en fleur (1905)                                 Le lac de Thoune aux reflets (1904)

                                         La pointe d'Andey (1909)


Résultat de recherche d'images pour "hodler bucheron"
Le bûcheron (1910)

Sa palette va s'éclaircir avec le temps, elle prend des couleurs, celle des fauvistes. Son autoportraits aux roses (1914) en est un bel exemple.














Autoportrait aux roses (1914) Portrait de Gertrud Muller (1911)




Avant de mourir, en 1918, Hodler fait la démonstration que le légendaire neutralisme suisse n'est pas un atavisme national. Puisqu'il signe en 1914, une pétition contre le bombardement de la cathédrale de Reims par les Allemands. Il est du même coup, exclu et boycotté des sociétés artistiques allemandes auxquelles il appartenait, ces tableaux sont décrochés des musées.

Concluons en citant l'artiste
"Si j’avais encore cent ans à vivre, je continuerais à exprimer les accords, les harmonies de l’humanité. "




Pour aller plus loin :
Un article sur le site du musée d'Orsay
La collection en ligne du musée d'art et d'histoire de Genève : plus de 1000 images


Jean-Christophe Diedrich

mercredi 7 février 2018

L'épreuve du bac en histoire des arts (option facultative)


Nous vous proposons de faire le point sur les attendus du dossier et de l'oral du bac (option facultative).

Edith Brighi (professeure d'histoire des arts) au lycée St-Exupéry de Fameck nous propose ce document très synthétique.

Télécharger le document PDF









lundi 2 octobre 2017

Padlet, l'ouvrage à Argancy


  • Pour les terminales HIDA
  • Choisir une œuvre un artiste
https://padlet.com/patkoch68/q5mc57k2i7so

Journée des hideux à Pompidou Metz et au Musée de la Cour d'Or

Cette année, nous avons décidé de nous rendre à l'exposition de Fernand Léger à Pompidou Metz ainsi qu'à la Cour d'Or afin d'aborder et de travailler sur les deux thématiques au bac.
L'art et le travail chez Fernand Léger
La scénographie







A La Cour d'Or, double parcours : les Terminales se sont penchés davantage sur la scénographie des salles du musée quant aux secondes, nous avons poursuivi notre cours sur le portrait.


Détail, de J.G. Cuyp, portrait de femme 1649






Certains se sont laissés convaincre d'imiter la pose du Roi-Soleil....

lundi 18 septembre 2017

Oak Oak, une interview

Voici l'interview que j'avais faite à un street artiste stéphanois en 2014 et posté sur un notre blog...que je rapatrie aujourd'hui....


L'artiste de Street Art Oakoak nous a accordé un peu de son temps pour répondre à quelques questions sur son travail. 
(Propos recueillis par Jean-Christophe Diedrich)

 
Vous êtes un artiste de ce qu’on appelle aujourd’hui du Street Art, souscrivez-vous à cette dénomination ? Comment définiriez-vous d’ailleurs ce « courant artistique » ?
Alors en considérant que 95% de mes réalisations sont créées à l'extérieur, je pense que la définition peut correspondre. Ma définition du Street Art serait celle de créer quelque chose à l'extérieur et s'approprier l'espace urbain, l'utiliser. Essayer de faire quelque chose qu'on ne peut pas faire sur une toile blanche.
Vous n’êtes pas le seul artiste à utiliser la rue comme espace d’exposition, quelles sont vos influences les plus marquantes. Puisez-vous vos sources d’inspiration ailleurs que dans le Street art ?
Beaucoup de mon inspiration ne vient pas du Street Art, mais d'autres domaines comme les bandes dessinées, les séries, les jeux vidéo etc etc. Je considère que des bd comme Calvin et hobbes ou une série comme les Simpsons m'ont autant inspiré que des artistes classiques.
En tant qu'artiste de rue, j'apprécie énormément des personnes comme Varini, SPY, Pao, Fra biancoshock. Je les ai d'ailleurs découverts après avoir commencé  à travailler dans la rue. Ce que j'aime avec eux, c'est qu'ils utilisent vraiment l'espace qui les entoure et jouent avec. C'est ce que j'aime dans le Street Art.
Parlons un peu de vous, vous signez vos œuvres sous un pseudo, que veut dire Oakoaket pourquoi garder une certaine forme d’anonymat ?
Désolé mais c'est personnel.  Par rapport à l'anonymat cela permet plus de liberté je trouve, je suis plus tranquille, et surtout ça permet aux autres de se concentrer sur mon travail et non sur la personne qui le fait.
Vous vous exprimez plutôt à St-Etienne : cette ville a-t-elle une spécificité particulière ? Son histoire influence-t-elle votre travail ? Les friches industrielles semblent être un terrain de jeu qui vous inspirent, pourquoi ?
Personnellement cette ville est parfaite pour le Street Art. Une ancienne ville industrielle et minière possède un terrain de jeu vraiment intéressant. Il suffit de se balader un peu pour découvrir de nombreux endroits qui peuvent être investis. Les villes anciennes ou médiévales sont plus difficiles pour mon travail. De plus, il y a beaucoup de friches industrielles et j'adore aller les découvrir avec des amis. Tout d'abord pour le coté historique, j'aime beaucoup me renseigner sur l'histoire industrielle de cette ville, Ensuite d'un point de vue Street Art on découvre des choses magnifiques car c'est un véritable terrain de jeu pour tous les graffeurs, et enfin on y trouve justement des endroits, du mobiliers particuliers pour pouvoir créer. L'ambiance de ces endroits joue énormément aussi.
A regardez votre travail, vous utilisez un peu toutes les techniques mais d’abord le collage ou la peinture, le graff semble plutôt réservé à votre signature : ce choix est-il guidé par la volonté de ne pas «dégrader » définitivement les murs de la ville ?
J'aime beaucoup ce principe éphémère. De plus, cela permet de toujours essayer de trouver de nouvelles choses à faire car les anciennes disparaissent. C'est donc une bonne source de motivation pour créer.
Beaucoup de vos travaux utilisent l’univers de la BD, des comics, pensez-vous avoir une spécificité française ou au contraire voulez-vous inscrire dans un art avec des références résolument  « mondialisées » ?
Mes références sont assez internationales je pense, les bd sont celles de mon enfance ou adolescence donc bande dessinée belge ou comics. Par rapport aux séries ce sont des séries comme futurama ou les simpson qui m'inspirent.
Je dirai donc qu'elles sont mondialisées.
 
Comment vivez-vous de votre art ? Avez-vous déjà obtenu des « commandes » de municipalités ?
Je ne vis pas de mon art, la vente d'oeuvres plus classiques ou de livres me permet de gagner de l'argent pour acheter des fournitures et un peu voyager mais je travaille à coté.
Je n'ai jamais cherché à obtenir des commandes de municipalités, ça ne m'intéresse pas vraiment. Peut être qu'un jour je changerais d'avis mais pour l'instant je m'amuse avec ce que je fais et ça me convient parfaitement.
 
Quelle question auriez-vous aimé que je vous pose ?
        Hum,  pas celle-ci en tout cas car je ne sais pas quoi répondre.....
      Merci beaucoup Oakoak et bravo encore pour vos travaux le plus souvent poétiques. Retrouvez son travail sur son blog
 
  merci :)